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En 2006, Derek Amato se blesse à la tête lors d’une chute à la piscine avec des amis. Il en ressort une grave commotion cérébrale selon le diagnostic des médecins. Il a fallu des semaines avant que l’impact du traumatisme crânien d’Amato ne se manifeste pleinement : perte d’audition de 35 % dans une oreille, maux de tête et perte de mémoire.

Un jour il se rendit chez un ami qui possédait un modeste studio de musique avec un piano électrique bon marché. Sans réfléchir, Derek se lève de sa chaise et s’assoit devant l’instrument. Il n’avait jamais joué du piano, et n’en avait jamais eu la moindre envie. Maintenant, ses doigts semblent trouver les touches par instinct et, à son grand étonnement, ondulent sur elles. Derek accélère, ralentit, laisse planer des tons pensifs dans l’air, puis les résout en accords riches comme s’il jouait depuis des années. Quand il a finalement levé les yeux, ceux de son ami étaient remplis de larmes tant la musique jouée l’avait touchée.

Il s’avère que le cas de Derek n’est pas évènement isolé. Cela se nomme le syndrome du savant. Dans la trentaine de cas connus à travers le monde, des personnes ordinaires victimes d’un traumatisme cérébral développent soudainement de nouvelles capacités presque surhumaines : brillance artistique, maîtrise des mathématiques, mémoire photographique. Les causes neurologiques du syndrome du savant sont mal comprises. Mais grâce à Internet, des personnes comme Amato peuvent plus facilement entrer en contact avec des chercheurs qui étudient les cas comme lui, et l’amélioration des techniques d’imagerie cérébrale a permis à ces scientifiques de commencer à explorer les mécanismes neuronaux uniques en jeu. Certains ont même commencé à concevoir des expériences qui étudient une possibilité intrigante : le génie est en chacun de nous et ne demande qu’à être libéré.

Dans les semaines qui ont suivi son accident, l’esprit d’Amato s’est emballé. Et ses doigts voulaient bouger. Il se surprenait à taper des motifs, à se réveiller de ses siestes avec ses doigts qui tambourinaient contre ses jambes. Il a acheté un clavier. Sans clavier, il se sentait anxieux, trop stimulé ; une fois qu’il a pu s’asseoir et jouer, il a été soulagé, puis a ressenti un profond sentiment de calme. Il s’enferme, parfois pendant deux ou trois jours, juste lui et le piano, explorant son nouveau talent, essayant de le comprendre, laissant la musique sortir de lui.

À l’heure actuelle les scientifiques cherchent encore un moyen permettant de libérer ce potentiel en chacun nous comme dans le cas de Derek, mais le traumatisme crânien en moins. Ce dont les chercheurs sont en revanche sûrs, c’est que jouer d’un Instrument de Musique n’apporte que des bienfaits pour le corps et l’esprit. Si vous souhaitez développer votre cerveau et stimuler vos neurones, optez pour le Kalimba, une sorte de petit Instrument en forme de piano qui se joue avec les pouces. Il est très facile à prendre en main et vous pourrez en trouver de toutes les sortes sur la boutique Instruments du Monde. Vous ne deviendrez pas forcément un virtuose, toutefois, en attendant que la science trouve une solution, vous pourrez prendre du plaisir à jouer quelques mélodies.

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